[ ce mois-ci ]

 jan mai-juin 2018 

A l'intérieur de son travail de création et de recherche, Laurent Pichaud privilégie l'inscription d'un geste chorégraphique dans des champs non spécifiquement artistiques.
Durant ce printemps 2018, il prolonge ainsi sa démarche mon nom des habitants en collaboration avec le CDCN La Maison d'Uzès et le Théâtre de l'Albarède de Ganges,
ouvre une nouvelle recherche à partir de l'oeuvre de la chorégraphe Deborah Hay, Catalogue raisonné des écrits d'une chorégraphe,
et déploie sa place d'artiste au sein du champ pédagogique en tant que professeur associé au département danse de l'université Paris 8 - St Denis.
Également interprète, il est en tournée auprès de Martine Pisani.

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    PUBLICATION 
collection Nouvelles Scènes/La Manufacture, Les Presses du Réel.
Traduction et ublication : Mon corps, ce bouddhiste, Deborah Hay


  
 

 18 mai 

Festival PLein Feu
Ganges
exposition performée : mon nom des habitants
Accueillie par le Théâtre de l'Albarède pour son Festival jeune public Plein Feu, l'équipe artistique de mon nom des habitants 2014 • 2018 rencontre la classe de 6è 6 du collège Louise Michel de Ganges, ainsi que deux de leurs enseignat.e.s : Nathalie Mazauric et Catherine Lafont. Une fois par semaine, entre février et mai, les collégiens ont été au travail de création de matériaux plastiques ou performatifs, en vue de cette exposition qui ouvre le festival Plein Feu ce 18 mai 2018 après-midi.

Cette exposition performée est spécialement conçue pour la salle des mariages de la mairie de Ganges et permet aux visiteurs de découvrir les gestes performatifs et les objets plastiques, créés par les élèves, en regard des signes républicains, des objets mémoriaux et des symboles du jumelage entre les villes de Ganges et Schwalmtal présents dans le lieu.
 
    24 mai 2017 
Journées professionnelles :
Et toi, tu danses où ? Et avec qui ?
Ile de Nantes
conférence-action : d'où vient-on ?

Invité en binôme avec la chercheuse en danse Alix de Morant, Laurent Pichaud propose une intervention performée au sein de ces journées professionnelles organisées par La Paperie d'Angers et le Centre Chorégraphique National de Nantes.

Menée à partir d'une liste de phrases qui ont servi à Laurent Pichaud pour nommer son travail  situé depuis 2001, cette intervention inaugurale permettra de contextualiser les  différents questionnements empiriques qui se sont activés au fil des années dans son parcours artistique.
 
    6 et 16 juin 2017 
Festival TansTage 2018
Potsdam, Allemagne
6 juin

Grande Rassemblement #4
CCN2, Grenoble
16 juin
interprétation dans la pièce de Martine Pisani : sans
Depuis ses débuts dans les années 1990, Martine Pisani aime déjouer le spectaculaire, tout en interrogeant la liberté et la pertinence du mouvement. Entre être et jouer, entre spontanéité et écriture, elle cherche à brouiller les frontières, à trouver la bonne distance. Sa pièce sans n’échappe pas à cette griffe résolument joueuse.
Soit trois hommes, sur un plateau nu. Pas de scénographie donc, même si l’église Saint-Étienne où se tiendra la représentation offrira un cadre et une acoustique singuliers à ce trio sans partition musicale. Une pièce sans narration tangible non plus, même si les trois hommes se révèleront par moment plutôt loquaces. Et sans souci de transition, ils s’amuseront allègrement avec les ruptures et la pratique du coq à l’âne, pour mieux nous servir une danse aussi décomplexée qu’enjouée.
Créé il y a 17 ans, ce trio orchestré par Martine Pisani n’en finit pas de tourner depuis. Une gageure, presque. Son goût pour l’absurde et pour l’auto-dérision, sa simplicité apparente et l’espièglerie qui se dégage de ses interprètes en font un objet à la fois insaisissable, irrésistible et sans… péremption !
 
 
    7-8 juin 2017 
Festival TansTage 2018
Potsdam, Allemagne
interprétation dans la pièce de Martine Pisani : UNDATED
" tout évènement est un brouillard de gouttes "

UNDATED s'inspire du phénomène physique de condensation, passage de la matière d'un état gazeux à un état solide. On dit que les vapeurs se condensent, lorsqu'elles reprennent l'état liquide par le rapprochement de leurs molécules, et cessent de rester en suspension. Que se passerait-il si j'essayais de condenser tout le travail que j'ai réalisé avec les interprètes sur une vingtaine d'années ? Ou bien, comment pourrais-je dérouler la conduite d'une dizaine de mes spectacles en même temps et au même endroit ?

Ces questions sont venues d'une intuition et m'ont amenée à l'idée de UNDATED. 
Comme la vapeur d'eau en suspension, tout est là mais invisible. Il suffirait d'en révéler le potentiel, de matérialiser les choses qui me semblent importantes par les temps qui courent, de les traduire ici et maintenant.
Mon ambition est de rassembler onze danseurs et artistes son-lumière qui ont tous été présents à un moment ou un autre dans les
créations de la compagnie. Une sorte de condensation humaine. 
J'ai choisi de mélanger les époques et les personnalités. Ce qui nous réunit est le goût du jeu, l'esprit d'enfance, la simplicité et une
certaine distance par rapport à nos gestes et actions. Et certainement un intérêt pour la danse !
Les contenus seront issus des spectacles que nous avons travaillés ensemble. J'imagine bien qu'ils ne pourront pas être donnés tels qu'ils ont été, d'autant que les danseurs à l'origine des pièces ne sont pas tous présents et que ce n'est pas le propos de ce nouveau projet. C'est leur transformation que je souhaite exploiter dans un contexte forcément différent. Il s'agit de requestionner l'enjeu initial de chaque spectacle, comment j'y suis arrivée, avec quelle méthode, quels motifs ont-ils générés ? Et pour chaque situation, je voudrais me poser la question de leur pertinence actuelle. 

Je compte jouer sur les pleins et les vides, la présence et l'absence, que certaines actions engendreront. Actualiser des moments
absorbés par le temps pour inventer une nouvelle forme. Une forme prospective à motifs rétrospectifs, brute et spontanée.

J'aimerais que les gens sur le plateau fassent l'espace, le construisent comme une maison, la maison de l'être.

" Utopie, plus elle semble impossible, plus elle devient nécessaire. "
 
    17 juin 2017 
Grande Rassemblement #4 
CCN2, Grenoble
17h30
représentation : les jeux chorégraphiques

Mis en scène par Laurent Pichaud et Rémy Héritier sous forme de soirées publiques, les jeux chorégraphiques sont un dispositif spectaculaire, pédagogique et réflexif qui répond à un impératif ludique : risquer de s’entendre parler de danse.
Dans ces jeux, librement inspirés de ceux de l’OuLiPo, des « experts » de la danse invités ainsi que le public présent sont mis au défi d’identifier un style, une esthétique, un auteur, à partir d’extraits dansés, écrits ou inventés pour l’occasion. L’enjeu n’est pas tant de « tomber juste » que de créer un espace commun pour faire entendre comment chacun regarde et parle de la danse.
 
    22 juin 2017 
Séminaire Performer les savoirs
Centre Pompidou
atelier et participation à une table ronde : performer la recherche

extrait du texte de présentation :
Comment une pratique performative de recherche peut-elle concevoir, modéliser et produire des objets de pensée singuliers qui, conséquemment, exigent des outils d’analyse et méthodologiques adaptés ? Comment, a contrario, l’oeuvre artistique contemporaine peut-elle « performer », c’est-à-dire, mettre en acte et en scène, un geste et une activité de recherche·?

Comment, enfin, les figures de l’artiste et du chercheur, de l’acteur et de l’expert, du bricoleur et du savant, peuvent-elles se répondre et se constituer l’une en regard de l’autre dans des logiques de croisement et de fertilisation plutôt que dans des logiques concurrentielles ou de différenciation ?

Ces questions seront posées et discutée tout au long d’une journée, au cours de workshops, de conférences et de tables rondes présentés dans le cadre de MOVE. Cette valorisation des échanges entre artistes et chercheurs s’incarnera également dans la mise en place d’une résidence d’artiste pendant toute la durée de la manifestation. Performer les savoirs / Performing Knowledge s’annonce comme un séminaire transdisciplinaire au contenu éditorial ambitieux qui devrait permettre des échanges fructueux pour les intervenants (artistes et universitaires) et le public.